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"La culture est la meilleure arme contre la violence", Amina Bouayach

Le Forum des droits de l’Homme d’Essaouira a fait salle comble les 21 et 22 juin 2019 à Essaouira. Des hommes et des femmes de l’art et de la culture, des artistes, des académiciens, des écrivains, des historiens et des militants des droits de l’Homme se sont réunis à Essaouira pour débattre d’une thématique qui continue de faire couler beaucoup d’encre « La force de la culture contre la culture de la violence ».

Organisé par le Festival Gnaoua et Rythmes du Monde d’Essaouira, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), l’Université Mohammed V de Rabat, cette huitième édition du Forum des droits de l’Homme a été une occasion pour les intervenants nationaux et internationaux de débattre, d’échanger et de réfléchir ensemble sur la responsabilité et le rôle de l’acteur culturel dans la lutte contre la violence et le discours de haine.

S’inscrivant dans le prolongement de la dynamique de la participation du CNDH aux dernières éditions du Forum, « le choix de la question de lutte contre la culture de la violence trouve son explication dans notre volonté institutionnelle et personnelle d’agir par une multiplicité de démarches de prévention, de déconstruction mais surtout de consolidation des moyens de promotion des principes des droits humains et de convergence des civilisations », a souligné dans son intervention d’ouverture, Amina Bouayach, présidente du CNDH.

« La tolérance est, de ce fait, une invention sociétale. La diversité, d’ethnie, de religion, de langue, d’opinion, d’une part, l’impératif de survie, de l’autre, menèrent, très tôt dans notre histoire, au frottement permanent duquel advint la tolérance, nécessaire au développement de chaque société & mesure de son avancement », a-t-elle poursuivi. Avant de préciser que « nous n’avons donc pas besoin de désespérer des guerres, du terrorisme et du communautarisme. Bien qu’ils soient omniprésents, ils seront toujours confrontés à cette arme que l’homme a su fabriquer, que les siècles perfectionnèrent, et que les constitutions consacrèrent ».

En rappelant l’article 26 de La Déclaration universelle des droits de l'Homme qui stipule que « l'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux…», elle a précisé « qu’il n’y a pas de respect de la dignité de l’autre, sans éducation ». Avant de conclure que « Apprendre à tolérer est un droit ».

Pour sa part, Neila Tazi, productrice du Festival Gnaoua et musiques du monde a précisé que cette thématique s’est imposée par elle-même, « face à notre société menacée par la récurrence d'une violence qui risque de mettre à mal les principes démocratiques chèrement acquis ». Ajoutant que «  que c’est un appel à une prise de conscience pour garder le cap d'une civilisation humaine de progrès, de justice et d'égalité ».
De son côté, M. Abdelkader Zraih, membre du CNDH a participé au premier panel sur le thème « Retour sur l’appel à la tolérance, initiative internationale lancée à l’occasion de la visite du Pape François au Maroc ». L’occasion pour M. Zraih de revenir sur l’Appel de paix et de  tolérance des jeunes Marocains et africains aux jeunes du Monde élaboré par une cinquantaine d’étudiants du Maroc et d’Afrique âgés de 18 à 30 ans, suite à la visite historique du Pape François au  Maroc. Cet appel qui reflète la volonté des marocains d’adhérer aux valeurs universels de tolérance et de paix sera présenté officiellement prochainement à Rabat et à Rome.

Télécharger l’allocution de la présidente du CNDH