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Séminaire sur les systèmes de protection des réfugiés en Afrique : Mme Bouayach, « Il est essentiel que les INDH soient outillées de manière à prendre des initiatives efficaces et adaptées susceptibles de faire entendre la protection des réfugiés »

En tant que président du groupe de travail migration du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’Homme (RINADH), le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), a organisé, avec le soutien du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) Maroc, un séminaire sur les systèmes de protection des personnes réfugiées en Afrique, les 12 et 13 décembre 2019 à l’Institut de Rabat-Driss Benzekri pour les droits de l’Homme.

Dans son allocution inaugurale, Amina Bouayach, Présidente du CNDH a insisté sur l’importance de ce séminaire organisé une année après l’adoption du Pacte mondial sur les réfugiés à Marrakech et à quelques jours de la tenue du premier Forum mondial sur les réfugiés à Genève, qui ambitionne d’apporter une réponse collective aux crises liées aux réfugiés.

Un séminaire qui s’inscrit « dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action du groupe de travail sur la migration du RINADH qui a été adopté en marge de la Conférence biennale du RINADH par le Groupe du travail sur la migration et l’Assemblé générale du RINADH  tenue au Caire et qui a permis de mieux identifier les axes de travail prioritaires et les besoins des INDH », a-t-elle ajouté.

Elle a mis en exergue, à cet égard, le rôle majeur joué par les INDH dans la protection des droits des étrangers et des réfugiés d’où vient l’importance, a-t-elle dit, de les outiller de manière à prendre des initiatives efficaces et adaptées pour faire face aux défis majeurs, confrontés par ces INDH. Des défis qui relèvent de l’insuffisance des moyens financiers, des ressources humaines et des capacités, parfois même, du manque de volonté politique de la part des autorités.

A ce propos, la présidente du CNDH a noté que le RINADH encourage les institutions nationales des droits de l’Homme (INDH) africaines à établir, dans le cadre de leurs réseaux régionaux, sous régionaux ou bilatéraux, des plateformes d’échange et de coopération transnationale en matière de gestion et de traitement des violations des droits des personnes migrantes, réfugiées ou déplacées, en particuliers les droits prévus par les instruments internationaux et africains des droits de l’Homme.

De sa part, Bettina Gambert, représentante du Haut-Commissariat des réfugiés, a salué cette initiative qui est une occasion pour mettre la lumière sur les questions relatives aux droits des réfugiés surtout en ce qui concerne la redéfinition des défis confrontés par les réfugiés et leurs besoins. Elle a également appelé à échanger et partager les bonnes pratiques entre les INDH, la société civile, les académiciens et les expert(e)s dans le domaine.

De son côté, Rémy Ngoy Lumbu, Vice-Président de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) a félicité le CNDH et le RINADH pour leur engagement en faveur de la protection et la promotion des droits de l’Homme des refugiés. Il a également mis en exergue le leadership remarquable du Maroc en matière de migration en Afrique.

Le Vice-président de la CADHP a rappelé, en outre que ce sujet revêt de l’importance au regard de la volonté des organes de l’Union africaine qui a choisi pour thème de cette année 2019 « Réfugiés, rapatriés et déplacés internes : vers des solutions durables au déplacement forcé en Afrique ».

Cet évènement a été marqué par la participation des représentant(e)s des INDH africaines (République démocratique du Congo, Sénégal, la Côte d'Ivoire, Mali, Zimbabwe, Kenya, Ghana, Niger et l'Afrique du Sud.), des académiciens, de la société civile et des expert(e)s en la matière.

Ce séminaire s’assigne comme objectifs de participer à la dynamique de renforcement des systèmes de protection des réfugiés en Afrique en soutenant la réflexion relative au cadre juridique régional et aux législations nationales en matière de protection des réfugiés et en favorisant la mutualisation des expériences africaines en la matière.

Il ambitionne également de contribuer au développement d’une compréhension et approche commune des institutions nationales des droits de l’Homme africaines sur les questions relatives à la migration et à soutenir leur rôle dans la protection des droits de l’Homme des migrants et des personnes réfugiées au niveau régional.