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Conférence mondiale sur « la participation démocratique inclusive pour prévenir et contrer l’extrémisme violent »

« La mise en place de systèmes d’alerte précoce et d’actions urgentes, en cas de violations des droits de l’Homme ou d’incitation à la violence et à la discrimination, est donc d’une importance capitale », Amina Bouayach à l’ouverture de la conférence

La présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Mme Amina Bouaych a participé, le mercredi 24 novembre 2021, à la conférence mondiale sur « la participation démocratique inclusive pour prévenir et contrer l’extrémisme violent », organisée à Rabat le 24 et 25 novembre 2021 par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidants à l’Etranger en partenariat avec la Communauté des Démocraties (CoD), le CNDH et la Rabita Mohammadia des Oulémas.

Organisée sous format hybride, cette conférence mondiale a pour objectif principal de créer une plateforme pour échanger sur les défis et les bonnes pratiques en matière de prévention et de lutte contre l'extrémisme violent à travers une participation démocratique inclusive.

Une rencontre qui permettra de « croiser les regards de différents responsables, experts, et acteurs de la société civile, responsables institutionnels et non institutionnels, est de se pencher sur les signes, que je nommerai, avant-coureurs, de l’aboutissement d’un long processus de polarisation, de radicalisation, l’avènement des violences, qui doivent amener tout un chacun à rompre avec l’inertie habituelle et à agir avec sagacité sur les nombreux facteurs », a affirmé la Présidente du CNDH dans son mot d’ouverture. Exprimant son espoir que la Communauté des Démocraties, puisse « marquer ce moment important, pour le renforcement des processus interdépendants, de lutte contre les sources nourrissant les signes avant-coureurs de l’extrémisme violent ».

Mme Bouayach a saisi l’occasion pour partager avec l’auditoire l’expérience du CNDH avec des personnes de différentes nationalités, y compris   des marocains et marocaines, ayant rejoint des organisations terroristes. Le CNDH observe, depuis quelque temps, des appels de détresse marqués par la panique, des cris et des larmes.  « Ils se sont repentis ou ont découvert l'amère réalité de ces organisations ? S’agit-t-il d’une rupture avec une idéologie violente qui les a amenés à rejoindre les rangs d’une telle organisation terroriste ? Ou bien s’agit-t-il de désengagement d'un processus violent mais pas d'une idéologie extrémiste ? », se demande Mme Bouayach.

« Le discours extrémiste et discours d'incitation, à la haine et à la violence que ce soit dans, l'espace public ou en ligne, se nourrit de la prolifération de fake news et de la multiplication de chambres à écho en ligne, qui au lieu de nourrir le débat, ne font que creuser l'écart entre les groupes, mène à la polarisation, la radicalisation puis la violence, tryptique déjà décrit par l’un des rapports du CNDH en 2020 » a-t-elle dit.

« Les Institutions nationales des droits de l’Homme sont ainsi devenues des acteurs incontournables dans les systèmes nationaux de protection des  droits de l’Homme, en tant que mécanisme de recours pour les citoyens » a relevé Mme la présidente, ajoutant que les INDH sont « un acteur institutionnel indépendant, qui leur permet d’acter toutes les formes de violations des droits de l’Homme, dont l’incitation à la violence, à la discrimination et à la haine, et de  prendre les positions qui s’imposent; lesquelles nécessitent souvent le courage de résister aux pressions des groupes radicaux ».

Forte de cette conviction, poursuit Mme Bouayach, « Le CNDH s’inscrit dans cette perspective et  joue un rôle croissant, depuis 2019, dans le suivi du contenu du discours d’incitation de violence, surtout dans le monde numérique, nouvel espace, certes d’expression et d’opinion, mais également, de radicalisation, et d’embrigadement; notamment avec la propagation des chambres d’échos et de fake news, d’incitation à la haine à la discrimination, de diffusion des idéologies radicales et d’endoctrinement  extrémistes ou racistes ».

Et Mme Bouayach d’ajouter que l’élaboration des campagnes de sensibilisation efficaces, à l’intention des citoyens, des décideurs nationaux et internationaux, des acteurs étatiques et non étatiques « ne peut se faire sans une connaissance exhaustive du terrain et des spécificités locales ». C’est en effet, en s’appuyant sur des acteurs locaux touchant le plus d’individus, que l’on peut mettre en   place des systèmes de protection fonctionnels et que l’on prévient le mieux », confirmant en conclusion que « la mise en place de systèmes d’alerte précoce et d’actions urgentes, en cas de violations des droits de l’Homme ou d’incitation à la violence et à la discrimination, est donc d’une importance capitale ».

Outre Mme Bouayach, la session inaugurale de cette conférence a été marquée par les allocutions de M. Mounir Bensalah, secrétaire général du CNDH, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidants à l’Etranger, M. Nasser Bourita, le Ministre des Affaires étrangères de la Roumanie, M. Bogdan Aurescu et le secrétaire général de la Communauté des Démocraties (CoD), M. Thomas E. Garrett.

Les participants aux travaux de la Conférence mondiale sur « la participation démocratique inclusive pour prévenir et contrer l'extrémisme violent » ont débattu pendant deux jours sur trois axes : « Risques de radicalisation des médias sociaux » ; « l’importance de la participation des femmes dans la prévention et la lutte contre l'extrémisme violent » et « promouvoir un dialogue d'inclusivité et de tolérance pour contrer les discours extrémistes ».