Vous êtes ici : AccueilLa question de la Bioéthique et droits humains décortiquée par Ali Benmakhlouf

PUBLICATIONS À LA UNE

Bulletin d'information

Actualités

31-12-2021

Lettre de voeux à l'occasion de la nouvelle année 2022

Lire la suite

16-12-2021

Le CNDH participe à la 3ème réunion annuelle du réseau des Nations Unies sur les (...)

Lire la suite

08-12-2021

Atelier de formation sur les aspects liés à la santé dans les lieux de privation (...)

Lire la suite
Lire toutes les actualités
  • Réduire
  • Agrandir

La question de la Bioéthique et droits humains décortiquée par Ali Benmakhlouf

Dans le cadre de sa participation à la 26ème édition du Salon international de l’édition et de livre (SIEL), le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a accueilli, le 8 février 2020, Ali Benmakhlouf, Professeur à l’Université de Paris-Est-Créteil-Val-de-Marne et membre senior du Comité consultatif national d’éthique de France, lors d’une rencontre autour de son livre « Bioéthique et droits de l’Homme, quelles perspectives pour le Maroc?».

Lors de ce débat animé par Mustapha Najmi, chargé de mission auprès de la présidence du CNDH, l’accent a été mis sur les attendus de la bioéthique en termes d’éthique médical mais aussi en termes d’interface avec l’environnent et avec toutes les technologies qui se rapportent au vivant.

M. Benmakhlouf a indiqué dans son ouvrage que « la bioéthique a pris son élan dans l’éthique médicale, mais ne s’y réduit pas ». Cette thématique émergente croise tous les savoirs qui peuvent interroger la vulnérabilité de l’écosystème et la santé humaine, a-t-il précisé. Elle s’étend vers les questions environnementales et toutes celles qui sont relatives à la biodiversité.

La bioéthique est une interaction entre les technologies et le vivant. En fait, elle implique une réflexion, en considérant les droits humains, sur les évolutions de la société, voire les équilibres mondiaux, induits par les développements scientifiques et technologiques. La réduction des inégalités liées à l’accès à la santé, la reconnaissance de la primauté de la personne humaine, sont autant d’enjeux contemporains de la société, a déclaré M. Benmakhlouf. Par ailleurs, la bioéthique ne cesse d’évaluer les valeurs et principes humains, notamment la solidarité, justice, autonomie, bienfaisance, dignité et intégrité.

Dans le même contexte, M. Benmakhlouf a rappelé que « nous ne sommes pas seulement une espèce humaine mais une famille humaine comme la stipule la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) qui nous incite à nous considérer non pas comme une espèce humaine mais comme une famille ». En effet, la bioéthique permet de croiser ce regard à partir des questions et des perspectives ouvertes sur les technologies, les sciences, l’éthique, les déontologies, etc.

Evoquant l’évolution de la question de la bioéthique au Maroc, Abdelouahab Tazi, professeur à la faculté de Médecine de Casablanca et président du CERB-Casablanca a insisté sur la nécessité de la mise en place d’un comité national de bioéthique pour évaluer les questions de fond (éthiques, juridiques, scientifiques, technologiques et sociaux…) et formuler des recommandations relatives au vivant.

Dans ce cadre, M. Benmakhlouf a salué les actions du CNDH visant à donner de la visibilité à cette thématique et a souligné l’importance de la création d’un comité national qui veille à la promotion de la bioéthique et droits humains et contribue au dialogue national et international sur cette question.

Télécharger le catalogue de la participation du CNDH