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Séminaire de réflexion des INDH africaines sur la migration : la nécessité de traiter les droits des migrants et des réfugiés dans le cadre des organes conventionnels des droits humains

Des représentants d'institutions nationales des droits de l’Homme (INDH) africaines et des acteurs nationaux et internationaux œuvrant dans le domaine des droits de l’Homme se sont  réunies, les 18 et 19 décembre 2018 à l’Institut national de formation aux droits de l’Homme Driss Benzekri (INFDH-DB) à Rabat, dans le cadre d’un séminaire de travail et de réflexion sur la promotion et la protection des droits des migrants et des réfugiés.

Intervenant à l’ouverture de ce séminaire, Amina Bouayach, présidente du CNDH a souligné qu’après le succès du Forum mondial pour la migration de Marrakech, l’adoption du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (PMM) et l’adoption du Pacte mondial des réfugiés par l’Assemblée générale des Nations unies, les travaux de cette rencontre permettent d’honorer les engagements du CNDH en tant qu’INDH, de renforcer les capacités des INDH,  de partager les expériences, de bénéficier des bonne pratiques des uns des autres. 

« L’Alliance globale des institutions nationales des droits de l’Homme (GANHRI) a appelé, lors du Forum mondial pour la migration de Marrakech, les parties prenantes à traiter les droits des migrants et des réfugiés dans le cadre des organes conventionnels des droits humains » a-rappelé Mme Bouayach. Elle a également insisté sur l’importance de ces organes dans le monitoring, le plaidoyer et la protection des droits de cette catégorie.

Elle a réitéré, par la même occasion, l’appel de  la GANHRI relatif à la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) pour atténuer l’impact de la migration et de l’asile et a proposé d’accompagner les Etats dans l’élaboration des plans d’action nationaux pour la démocratie et droits humains.

 

Pour   sa part,  Jean Paul Cavalieri, représentant de l’UNHCR au Maroc a noté qu’environ 68 500 000 personnes ont été forcés de se déplacer de par le monde, d’où  la nécessité de limiter la pression sur les pays d’accueil. Précisant que l’adoption du Pacte mondial des réfugiés récemment, vient pour renforcer les principes de la solidarité mondiale, l’intégrité et la neutralité.

Abordant le rôle que peut jouer le Maroc dans la mise en œuvre de ce Pacte, M. Cavalieri a indiqué  que le Maroc peut contribuer à la gestion de ce dossier, même s’il ne fait pas partie des pays accueillant un grand nombre de réfugiés, et ce, en procédant à l’harmonisation de sa politique nationale avec les dispositions prévues par le nouveau Pacte sur les réfugiés, tout en impliquant la société civile et le secteur privé dans cette politique pour garantir une meilleure intégration des migrants et des réfugiés au sein de la société.

Par ailleurs,  Anna Francisca, présidente de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a déclaré que la politique de migration marocaine est un modèle à suivre pour les autres pays qui n’ont pas encore établi un cadre pour gérer les questions relatives à la protection des droits des étrangers, l’accessibilité aux services de base et les procédures pour lutter contre la discrimination et l’intolérance envers les étrangers.

Participant à ce séminaire, les différents responsables en charge des questions migratoires et des droits des étrangers et représentants des INDH africaines (Niger, Mauritanie, Algérie, RDC, Mali, Sénégal et Maroc) ont eu l’occasion de renforcer leurs compétences en matière de protection des droits des étrangers, par le partage d’expertises et de maîtriser la dynamique du PMM et du Pacte mondial sur les réfugiés, les enjeux qui y sont liés et les dimensions susceptibles de faire l’objet de mobilisation nationale, régionale ou continentale des INDH pour une meilleure protection et promotion des droits des étrangers. 

Ce séminaire de réflexion a été organisé par le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et l’INFDH-DB en partenariat avec l’Agence des nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et la participation de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Télecharger le discours de Amina Bouayach, Présidente du CNDH