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Journée mondiale contre le travail des enfants : Le CNDH appelle à l’harmonisation de la législation nationale avec le cadre normatif international pertinent

Le monde célèbre aujourd’hui la journée mondiale contre le travail des enfants. Célébrée le 12 juin de chaque année, la Journée mondiale contre le travail des enfants est placée en 2017 sous le thème ‘Dans les conflits et les catastrophes, protégeons les enfants du travail des enfants’.

Au Maroc, comme partout dans le monde, la journée mondiale contre le travail des enfants est une occasion de plus pour sensibiliser aux conséquences du travail des enfants sur la société et procéder à une évaluation des mesures de prévention prises visant si non l’élimination de ce phénomène, du moins la réduction du nombre d’enfants travailleurs au Maroc.

A cet effet, et selon khalid Hanefioui, chargé des droits de l’enfant au Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), le CNDH salue les diverses mesures prises par le gouvernement marocain pour renforcer la protection des droits de l’enfant (la politique publique intégrée de protection de l’enfance). Il prend note avec satisfaction aussi de la ratification d’un grand nombre de conventions et protocoles et des efforts déployés par les autorités nationales pour harmoniser la législation nationale avec les principes et les dispositions de la Convention relative aux droits de l’enfant et de ses Protocoles.

Toutefois, le CNDH constate que la mise en œuvre effective de ces droits notamment le droit à la protection contre l’exploitation économique reste insuffisante et que les textes législatifs relatifs au travail ne sont pas pleinement adaptés aux enfants. En attestent, les statistiques du Haut-commissariat au plan HCP sur le travail des enfants qui révèlent que quelque 193.000 enfants âgés de 7 à 17 ans étaient concernés par le travail dangereux en 2015, dont 80% en milieu rural (78% de sexe masculin) et touche 75,3% des enfants âgés de 15 à 17 ans.

Pour M. Hanefioui, ‘pour lutter contre le travail des enfants, il ne suffit pas d'empêcher un enfant de travailler et de le laisser livré à lui-même. Aucune loi ne peut éradiquer le travail des enfants, sans qu'une politique d'accompagnement des enfants travailleurs ne soit mise en place et sans la mise en place d’un dispositif d’accompagnement permettant l'élaboration de projets d'avenir pour les enfants concernés’.

Pour atteindre ces objectifs, un certain nombre de mesures devront être renforcées dont l’harmonisation de la législation nationale avec le cadre normatif international en matière des droits de l’enfant, l’amélioration de l’accès des enfants aux services de base sans discrimination, la mise en place et le renforcement des programmes d’information et de sensibilisation sur les droits des enfants et la sensibilisation des parents à la nécessité de scolariser leurs enfants et spécialement les filles.

 Le CNDH préconise aussi l’amélioration de l’accès des enfants à l’information ainsi que la systématisation de la participation des enfants, le soutien aux  associations et ONG agissant dans le domaine des droits de l’enfant, et  le développement de partenariats avec le secteur privé afin d’encourager la responsabilité sociale des entreprises dans le domaine de la protection des enfants et de leurs droits.

Sur le plan international et selon l’organisation internationale du travail, une proportion importante des 168 millions d'enfants victimes du travail des enfants dont 100 millions de garçons et 68 millions filles vivent dans des zones touchées par les conflits et les catastrophes.

Il convient de rappeler que le Conseil national des droits de l’Homme a recommandé dans son avis consultatif sur le projet de loi N° 12-19 fixant les conditions d’emploi des travailleurs domestiques publié en novembre  2013, de fixer l’âge minimum d’admission au travail domestique à 18 ans. La même recommandation figurait dans le rapport du CNDH adressé en septembre 2014 au comité des droits de l’enfant de l’ONU.